
Après
Der Turmbau zu Babel que j'ai pu tester récemment, c'est un second Knizia 2005 que j'ai pu découvrir vendredi soir.
Si le thème peut sembler quelque peu artificiel, il est cependant plus présent à mon goût que dans
Der Turmbau zu Babel, ce qui n'est pas pour me déplaire. Certes, on n'atteint toujours pas des sommets dans l'adéquation entre la mécanique et le thème, mais bon...
Ce qui pourra séduire dans Palazzo, tout comment dans Der Turmbau zu Babel, c'est une nouvelle fois des macanismes élégants, un soupçon original sans rien révolutionner pour autant, mais avec toujours autant de plaisir à tenter d'optimiser au mieux nos actions pour parvenir à nos fins.
Divers articles on déjà un peu rapproché Palazzo d'un autre jeu très connu qu'est
Alhambra. Si ce dernier avait été très apprécié par un grand nombre, et avait également rafflé le
Spiel des Jahres 2003, il ne m'avait à l'époque aucunement conquis. J'étais resté complètement hermétique. Avec Palazzo, c'est au contraire avec plaisir que j'ai pu redécouvrir des similitudes à la sauce Kniazesque...
Palazzo, est (une nouvelle fois) un jeu d'enchères, du moins à base d'enchères. L'objectif sera de construire les plus beaux palaces qui raporteront des points en fonction de plusieurs critères (comme bien souvent dans les jeux de Knizia). La taille des bâtiment, le nombre des fenêtes/portes, l'homogénéïté des matières premières utilisées... Tous ces facteurs contribueront à vous rapporter un maximum de points. Mais qui dit diversité de marquage de point, dit évidemment "choix délicats" à réaliser durant la partie, cela va s'en dire.

A son tour de jeu, on a le choix de réaliser l'une des trois actions suivantes :
- Transformer un bâtiment : pour réarranger, réorganiser ses étages de bâtiment afin d'en optimiser leur gain.
- Prendre de l'argent (afin de se renflouer les poches, mais aussi un peu celles de ses adversaires)
- et enfin, acheter des bâtiments : soit seul en payant un prix inversement proportionnel au nombre de bâtiments présent au centre du jeu, soit en mettant aux enchères le lot de bâtiments le plus proche (dans le sens horaire) de l'architecte (le pion marron).
Il y a 3 types de matière premières permettant de construire. Si vous parvenez à avoir des bâtiments d'une seule matière, vous marequerez d'avantage de point. Les étages comportes de 1 à 3 fenêtres et rapporteront donc autant de point en fin de partie, pour peu que la bâtisse concernée comporte plus de deux étages. Chaque étage est numéroté (de 1 à 5) et doivent obligatoirement être placé de manière croissante.

Durant la partie, on est constamment tiraillé entre faire des bâtisses homogènes, ou au contraire foncer pour faire rapidement des bâtisses hautes, tout en comportant un maximum de fenêtres, etc... Les choix sont délicats, d'autant qu'il faut bien entendu garder un oeil sur les constructions de ses adversaires.
Car si un lot d'étage ne vous intéresse pas forcément, il peu au contraire être très intéressant, pour ne pas dire capital pour l'un de vos adversaires. Il faudra donc parfois prendre le risque de participer aux enchères afin de les faire grimper et éviter ainsi qu'un adversaire se goinfre... au risque de le remporter pour vous-même et de vous mettre dans une situation délicate par la même occasion. Ce n'est pas novueau, mais cela fonctionne toujours aussi bien.
Par ailleurs, tout bâtiment acheté doit être posé ou jeté. Si il est posé, il pourran ensuite, lors d'une transformation, être insérer (suivant son numéro d'étage) dans un autre de vos bâtiments.
Eric, à droite, a relativement bien géré ce système et est parvenu à remodeler l'ensemble de ses batisses pour réaliser le meilleur score de fin de partie.
Il a eu tout de même pas mal de réussite, car la fin de partie aurait pu êtr eplus abrupte. Et quand on sait qu'un étage seul vous donne un malus de 5 points, il aurait pu être au contraire très mal placé pour la fin de partie. Heureusement pour lui, tout s'est bien goupillé en terme de timing, contrairement à moi où un dernier achat aurait pu être très bénéfique pour moi, mais qui fût avorté par le déclenchement brutal de la construction lors de mon tour.

La fin de partie est en fait déclenchée lorsque la coinquième tuiles constituant une fresque est tirée parmis la 3ième pile des bâtiments à construire.
On sent donc progressivement la fin arriver, sans savoir exactement quand elle tombera. Mais un peu comme à Einfach Tierisch, la carte déclenchant la fin arrête immédiatement la partie sans même permettre de réaliser l'action en cours. Dans Palazzo, cela tombe donc sur un joueur, celui qui tente de bâtir à ce moment là. Ce derneir est donc quelque peu coupé dans son élan...
Cette partie découverte fût assez intéressante pour profiter pleinement du jeu sans réaliser une partie à vide. Je me suis trop focalisé personnellement, au départ tout du moins, sur l'homogénéïté de mes palaces, au détriment de leur hauteur qui finalement, rapporte autant de point. BOn certes, si l'on peut cumuler les deux critères, c'est encore mieux, mais pour une prochaine partie, je me bloquerais moins dans les achats et tenterai de suivre d'avantage le cours du jeu et de m'adapter plus souplement aux divers tirages et lots d'étage mis aux enchères.
Le système d'argent est proche de celui d'Alhambra: 3 types monnaies, possibilité de faire des brelans d'une valeur de monnaie comptant automatiquement pour 15 (exemple, un brelan de 2 qui séparément vaut 6 dans votre main, peut donc valoir 15 si ils sont posé en même temps). Comme à Canal Grande, lorsque vous commencer la pose de voter monnaie dans une couleur, hormis les brelans, vous devez continuer votre enchère dans la votre première monnaie.
Alors, cela vaut quoi ?
Tout comme
Der Turmbau zu Babel, Palazzo est une agréable découverte en ce qui me concerne. On est très vite dans le jeu, les parties ne durent pas plus d'une heure, et je reconnais volontier que ce sont deux critères que j'apprécie particulièrement. De bonnes phases de choix, il n'y a pas trop de temps mort puisque deux actions (monnaie + batiment) sur trois peuvent impliquer tous les joueurs. Le tout est relativement fluide et prenant pour faire de Palazzo une très agréable alternative à d'autres jeux du même genre.
Je reprocherais par contre un manque d'originalité qui ne devrait malheureusement m'empêcher de l'acquérir car il ne renouvelle pas assez, à mon goût, les jeux que j'ai déjà dans ma ludothèque. Mais bon, qui sait, avec quelques parties de plus dans les pattes, je changerai peut être d'avis. A voir...
Vos réactions