
Avant de commencer cette première partie de jeux testés / premières impressions, je souhaitais rappeler quelques points concernant le ressentis sur le salon.
Tout d'abord le salon est immense et le nombre de jeux important ne permet pas de pouvoir tous les tester. Autrement dit, je ne me base QUE sur ce que j'ai pu tester et mon ressentis est donc effectué sur un carrotage et non TOUS les jeux du salon.
Ensuite, je voudrais rappeler également que ce qui me plaît, c'est d'être surpris par un jeu, par son originalité, que cela passe par son thème, ses mécanismes, etc... Mes exigences de joueur vont donc toujours croissant . Aussi, dans ces quelques lignes rendant compte de mes impressions, j'aborde ces jeux dans cette démarche de recherche du graal ludique... Celui de toujours enrichir / diversifier ma ludothèque, et non pas entasser un n-ième Puerto-Rico like ou un "je produis du cube rose pour gagner 3 cube verts afin de pouvoir échanger mes 2 cubes violets avant toi pour gagner le bonus de X PV"... Je grossis évidemment le traits pour mieux faire comprendre mon approche.
Là où je veux en venir, c'est que certains de mes ressentis que vous allez lire peuvent vous sembler sévères (en général d'ailleurs, on me reproche souvent de tout aimer ce que je teste !) mais cela ne veut pas forcément dire que le jeu n'est pas bon. Simplement qu'il ne correspond pas à ce que je recherche en terme de renouvellement. Voilà, j'espère qu'il n'y aura pas de malentendu à ce propos et j'essayerai dans la mesure du possible de le décrire dans ces différentes premières impressions de jeux testés sur le salon.
Le cru 2007 est loin d'être terne, je tiens à le préciser d'entrée. Je rejoins d'ailleurs l'avis plutôt général : il y a eu d'avantage de "gros" jeux cette année mais pas d'engouement à tomber par terre me semble-t-il à part peut être quelques cas isolés (comme Agricola que je n'ai pas osé tester à cause des nombreux textes sur les cartes : ça m'a bien frustré pour le coup car je suis plutôt fan d'Uwe Rosenberg en général).
Ravis d'avoir fait ce salon ? C'est une certitude. Désireux d'être toujours "ceuillis" lors de la découverte de jeu de part son originalité, tout pareil, sauf que là, je n'ai pas eu de coup de flash précis cette année, juste des jeux qui ont plus retenus mon attention que d'autres. J'aurais découvert ces jeux lors de mon retour dans le monde ludique, nul doute que j'y aurais été d'avantage sensible. Après de très très nombreux jeux testés, près de 200 jeux achetés, je suis de plus en plus sélectif on va dire pour tenter d'éviter de faire de la collectionnïte aigüe.
Stonenhedge [intérêt perso : **]
Premier jeu testé du salon : on avait pas fait 2 pas qu’on se fait alpaguer avec plaisir pour le tester (il était dans ma liste), juste à côté de la porte d’entrée. On s’installe et c’est parti.
On a pu tester le jeu de course qui ne révolutionne pas le genre dans la mesure où cela ressemble d’assez près à la mécanique de Pique-Plume.
On a testé ensuite le jeu de majorité politique de B.Faidutti. Le système m’a plus convaincu mais ne suffira pas à lui seul pour me décider à l’acheter. J’aurais voulu tester d’autres règles mais nous avons souhaité voir d’autres jeux du salon pour ne pas rester scotché toute la matinée ;-). Le matériel, on accroche ou on déteste. Me concernant, je le trouve agréable et je continuerai de surveiller les règles qui sortiront pour peut être me décider ultérieurement. Bon, le jeu est descendu de 32€ le jeudi matin à 22 euros le dimanche matin… J’aurais tendance à penser que la sauce n’a pas vraiment pris pendant le salon auprès des joueurs. C’est dommage car je trouve le concept vraiment intéressant. Je garde donc un œil vigilant sur la suite à donner sur ce jeu.
Containers [intérêt perso : ***]
Du Delonge dans toute sa splendeur : un peu déroutant au départ et d’une fluidité sans faille par la suite. Difficile au départ d’échanger ses casquettes de producteur, d’acheteur, d’exportateur, de commissaire priseur… Mais ensuite, on prend plaisir à ces changements de rôles. Garder un œil sur tout est vraiment très intéressant.
Cette première partie m’a convaincu même si le thème n’est pas des plus sexy il faut le reconnaître. Les illustrations ont leur identité propre ce qui est déjà vraiment très agréables par rapport à d’autres productions de cette année qui m’ont plutôt déçues par leur fadeur et/ou manque d’originalité (bon après, comme d’hab’, on adhère ou pas…). Un joli stand Valley-Game, éditeur que je vais surveiller dorénavant, et pas seulement à cause de la charmante présence de Miss Canada qui visiblement expliquait relativement bien les règles.
Fangfrisch [intérêt perso : **]
Je suis toujours assez méfiant des jeux Queen Games en général (pour le moment, seuls Hexen Rennen et Jensheit Von Teben m’avaient satisfaits) et mes camarades de jeux qui se sont attablés avec moi non plus.
Ce fût donc plutôt une bonne surprise de se rendre compte que ce jeu tournait relativement bien, sans prétention, pour une logique de jeu tout à fait naturelle permettant de s’amuser simplement. Et c’est déjà vraiment bien ! A chaque tour, on peut vendre un lot de ses poissons, ce qui aura pour effet de pourrir une partie des cargaisons adverses du même type qui dépassent de leur caisses non réfrigérées. Il y a ensuite le système de vente aux enchères décroissantes : en fait, pour un prix fixe de 10€, le meneur d’enchère rajoute peu à peu (ou très rapidement ;-) des poissons à ce lot. Le premier joueur qui tape sur la sonnette achète le lot en l’état. Voilà pour le principal et ma foi cela rempli très bien son rôle avec un matériel et des illustrations assez plaisantes. Vivacité et bonne ambiance sont au rendez-vous pour un thème qui le fait bien.
Eketorp [intérêt perso : *]
Après le jeu des poisons, on a testé, toujours chez Queen Game Ekertop. Là, le constat était nettement moins enjoué. J’ai trouvé ça très répétitif, de la programmation cachée sur nos intentions du tour (mouai, bof, rien de neuf), un système de combat certes simple à résoudre mais qui est guère excitant : on pose chacun une carte de force face cachée, le plus fort l’emporte et gagne le combat / la ressource et les cartes force sont échangées & disponible qu’au tour suivant. Le perdant va aux urgences plus ou moins dans un état gravissime en fonction de l’écart des cartes force (assez bien ça par contre je trouve comme idée). Bon, nous avions testé à 6 et cela est peut être trop. Pas convaincu, nous avons arrêté au premier tiers de la partie en gros.
Ziegen Kriegen [intérêt perso : *]
Encore chez Amigo, un petit jeu de carte à la croisée des chemins d’un 6 nimm’t, d’un Land Unter et d’un black Jack. Le jeu se déroule en 8 plis. A chaque tour, les joueurs posent une carte face cachée et la révèle simultanément.
Le plus fort remporte le plis (et remporte des têtes de bic), le plus faible choisi entre 2 nombres la valeur à ajouter au plafond à ne pas dépasser au final avec ses têtes de bic. Le total à ne pas dépassé est déterminé au bout de 4 tours, et les derniers 4 tours ne permettent que de récolter des têtes de bique afin d’approcher sans dépasser le plafond défini.
Je n'ai pas trouvé que les choix étaient transcendants. Au moins à 6 nimm't, on a le choix entre 4 piles de défausses et l'on peut s'en sortir. Ici, avec un jeu "pourri", vos choix deviennent plus que limité et vous subissez plutôt qu'autre chose. Donc sauf à ce que nous nous soyons trompé dans les règles, je ne pense pas y revenir de si tôt.
Oregon [intérêt perso : *]
Le jeu familial chez Hans im Glück. Des illustrations correctes n’auront pas suffit à m’enthousiasmer : le système de pose est moyennement excitant mais propose il est vrai des combos intéressantes.
Il faut savoir gérer au mieux les deux jokers permettant soit de jouer une seconde fois de suite, soit d’économiser la pause d’une seconde carte localisation. Ces jokers sont utilisables une seule fois dans l’absolu, mais certaines tuiles peuvent les réactiver.
Il faut donc être habile dans ce jeu d’activation / réactivation pour espérer s’en sortir vainqueur. Peu emballé personnellement, je lui reconnais néanmoins de bonnes qualités caractérisant un bon jeu accessible à un large public. A retester à plus de 2 joueurs. Mais il ne rentrera probablement pas dans ma ludothèque
Dinasty Ming (intérpet perso : *]
On enchaîne avec le second Hans im Glück et là, un arrière goût de déjà vu concernant le plateau style China chez abacus. Les illustrations sont un peu fades à mon goût mais permettent une bonne lisibilité du jeu… Excepté peut être pour les symboles permettant de voyager d’un district à l’autre.
Une petite pointe d’Elfenland dans ce jeu de déplacement & pose, que j’ai trouvé assez retord aux premiers abords, mais qui ne m’a pas plus enflammé que cela. C’est un jeu de pose qui est fortement contraint par un système de planification de déplacement assez malin. Mais j’ai le sentiment que le mélange de ces divers mécanismes donnait une complexité qui prenait le pas sur le plaisir de jouer.
Bon à la décharge du jeu, c’était la fin de la première journée de salon, la partie n’a pas été jouée dans son intégralité, et la fatigue aidant, nous n’étions pas dans les meilleurs conditions possibles pour le découvrir. Quoiqu’il en soit, cela ne m’a pas enthousiasmé au point de lui accorder une seconde chance pendant ces 4 jours. Si l’occasion se représente, pourquoi pas, mais je trouve qu’il existe déjà des jeux de placement tout aussi captivants et moins prise de tête.
Ghost for sale [intérêt perso : **]
Je le surveillai bien ce jeu là. Edité chez What’s your game, j’avoue avoir eu un faible l’an dernier pour le stand de l’éditeur. D’abord pour la qualité d’accueil d’une part, de l’autre dans la capacité à expliquer clairement les règles dans un mix Anglais/Français très agréable. Par ailleurs, Ur m’avait plus que séduit, et là avec Ghost for Sale, on se retrouvait avec un des auteurs de Léonardo da Vinci. Bref, de quoi éveiller mon intérêt.
[Préambule] Arrivé sur le stand, j’ai eu rapidement le sentiment que l’on avait tiré le mauvais numéro pour l’explication des règles. D’une part cette jeune femme (qui n’était pas là l’an dernier) semblait expliquer pour la première fois les règles, d’une part de ce jeu, mais plus généralement des règles tout court. Ca frisait la correctionnelle quand au bout de deux phrases elle a finit par nous lâcher qu’il suffisait de lire la règle en Anglais (en gros, démerdez-vous). Arf, là, j’ai eu envie de me barrer. Mais bon, je voulais vraiment le tester. Du coup, je me suis farcis les règles en bougonnant un peu et du coup, l’animatrice a senti le malaise et à tenter de nous l’expliquer. Là, ce fût confus, avec des erreurs de règles que je lui mentionnais au fur et à mesure de ses explications. Le pire, c’est que sa collègue que je savais très performante s’est proposée de la relayer, mais elle a décliné l’offre afin de se perfectionner elle-même… Arf, pas de bol, ça tombe sur nous, mais bon, il en faut bien qui se dévouent… Bref revenons au jeu. [fin Préambule]
Alors le jeu propose déjà un thème un peu plus original qu’à l’accoutumé : acheter des manoirs qui prennent de la valeur en fonction du nombre de fantômes effectivement présents à l’intérieur du dedans. Chaque manoir propose une grille de valeur différentes et si certaines masures voit leur valeur augmenter proportionnellement en fonction du nombre de fantômes présents, d’autre voient le grille inversée, ou complètement exotique. La partie se déroule en deux tours. A chaque tour, on choisit secrètement si l’on va dire la vérité ou non (une carte True / une carte False). En évoque ensuite à l’aide de tuile si l’on a vu ou non un fantôme dans tel manoir. Ensuite, on cherche à glaner des informations sur la véracité des affirmations précédentes des autres joueurs. Cela se fait par un système d’enchère (deux cartes maxi par joueur) soit pour savoir le choix exact d’une seule personne (celle qui aura mis une mise juste inférieur à la vôtre), soit pour avoir la tendance du groupe (en examinant toutes les cartes des choix inversés de dire la vérité ou non : si 3 joueurs sur 4 ont décidés de dire la vérité, il y aura dans cette pile une carte Vérité et 3 cartes mensonge si vous avez tout suivi). Pour finir, on effectue ensuite les enchères sur les manoirs. Là, il faut arriver à miser sur le bon cheval (celui qui rapportera un max en fonction du nombre final de fantôme qui aura réellement été vus par les joueurs).
Le système m’a semblé intéressant et original. Personnellement, je me suis bien amusé et j’ai retrouvé le même genre de plaisir crispé que lors d’une partie de vabanque. Le jeu est plaisant, destiné à un public intermédiaire (entre gros ludovores et joueurs occasionnels), mais n’a visiblement pas fait mouche auprès de la faune du salon. Moi, il m’a assez plu pour en ramener un exemplaire. Par contre, je dois reconnaître que vu le nombre d'informations à tenter d'analyser pendant la partie, on peut vite fait avoir l'impression d'être complètement submergé. A confirmer après d'avantage de partie (3 pour le moment à mon actif), mais c'est un jeu qui donne la fausse impression d'être light ;-)
Alchemist [intérêt perso : **]
Amigo, je suis plutôt attiré par leurs petits jeux de cartes en général. Il y a du très bon et du moins bon. Quand il s’agit de jeu de plateau, je suis plus méfiants. Alchemist, la boite m’intrigait depuis quelques temps, aussi je me suis attablé sans me faire prier. Il s’agit d’un jeu de d’échange de combinaison de cubes… Bref, ce que je souhaite éviter ces temps-ci et pourtant...
J’apprécie Bazaar mais lui reproche parfois certaines configurations de parties qui font que l’on se fait des nœuds au cerveau. Dans Alchemist, tout semble plus accessible tout en procurant le même genre de plaisir.
Le principe est simple . A son tour, soit on invente une nouvelle potion (constituée de divers ingrédients, 5 au max) et on lui attribue une valeur compris entre 1 et 10 (que l’inventeur marque de suite), soit on copie une potion ADVERSE (impossible de se copier soi-même) et l’on marque les points de la potion copiée tout en redonnant un des cubes à son inventeur, soit on passe et l’on pioche de nouveaux ingrédients. Chaque potion réalisée / copiée permet de récupérer en outre 2 nouveaux ingrédient déterminé par l’emplacement de la potion. Tout l’art va consister à réussir les potions les plus intéressantes en terme de valeur.
Je n'attendais pas grand chose de ce jeu, et c'est souvent dans ce contexte que l'on peut être agréablement surpris. Ce fût mon cas au point de l'acheter. 3 parties à mon actif et cette premières impression est confirmée. Ce n'est pas la révolution ludique du moment, et pourtant, l'alchimie proposée a fait mouche en ce qui me concerne. comme quoi...
Fin de la première partie...
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