Zendo : premières impressions

Publié le par Gorthyn

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, cela évitera de vous faire mariner plus longtemps : c'est probablement mon coup de coeur du moment, tout simplement. Au moins, pour ceux qui liront l'article en entier, vous connaitrez mon parti pris.

Même si je délaisse un peu les jeux abstraits, il en est qui sortent immanquablement du lot sans aucune mesure à mes yeux, et Zendo en fait incontestablement partie. Toujours attiré par les jeux d'enquête / déduction, je ne pouvais évidemment pas rester insensible à cet étrange boite renfermant des pyramides multicolores qui ne sont pourtant pas du meilleur effet.

Certes, l'identité graphique est unique, mais n'est pas des plus sexy non plus. Qu'importe le flacon pourvu qu'on est l'ivresse ! Et là, perso, je ressors complètement saoûl pour le coup ;-)

Rasender Roboter, si j'adore le concept, me gêne un peu pour le côté course à la solution. Même si l'expérience stressante est des plus palpitante, il faut néanmoins trouver les joueurs adéquats qui apprécieront ce genre d'exercice, de même niveau de surcroît pour ne pas que la partie tourne en sens unique.

koan1.jpg (11075 bytes)Dans Zendo, on se retrouve dans un jeu où l'on cogite sereinement, sans stress, mais où l'on jubile tout autant soit dans la position du maître qui aura défini l'énigme, soit dans la position des disciples qui se torturent l'esprit pour découvrir la règle qui régit cet édifice, ou Koan.

Alors comment cela fonctionne-t-il ?

Dans les grandes lignes : un joueur est défini pour le tour comme endossant le rôle du maître. Ce dernier va secrêtement imaginer une règle de pose.  A l'aide de pyramides multicolores, il va créer deux édifices (des Koans) qui pour l'un, répondra conformément à cette règle de pose (il aura la nature du Boudha), et un second qui n'y répond pas.

Les autres joueurs, les disciples, vont tenter de découvrir la règle de pose du maître. Pour effectuer leur recherche, ils vont à leur tour, chacun leur tour, bâtir un koan et demander au maître si elle répond ou non à la fameuse règle secrête. Le maitre validera ou invalidera le koan. Petit à petit, par recoupements entre les divers koans ainsi bâtis, les disciples vont converger vers la règle à trouver.


koan2.jpg (15370 bytes)Et comment gagne-t-on ?

Bien entendu, en tant que disciple, il faut pouvoir faire des propositions de règle de pose. Pour en avoir le droit, il faut au préalable avoir trouvé une réponse du maître avant qu'il ne la révèle.

Concrêtement, quand un disciple réalise un koan, il peut simplement demander au maître de lui valider ou l'invalider. Ou bien, de se mettre en mode MONDO : dans ce cas là, avant que le maître ne donne sa réponse, chaque disciple va tenter de deviner quelle va être la réponse. Si il y parvient, il gagne le droit de pouvoir faire ultérieurement une proposition de règle.

Et ça donne quoi comme impression tout ça ?

En tant que disciple, on se surprend à se triturer l'esprit, à tenter de trouver la bonne réponse. En tant que maître, on jubilera de trouver une règle la plus simple qui soit et qui parviendra à mettre en échec le plus longtemps possible ses disciples.

Zendo, c'est très simple, accessible et prenant, diablement prenant. Les amateurs de logigrames et autres jeux de déductions / recoupements seront ravis de faire chauffer leurs neurones en n'ayant pas la pression d'une course cérébrale à la sauce Rasender Roboter. Contrairement à ce dernier, même si l'on cherche à être le premier à découvrir la règle secrête de pose, les disciples de Zendo participent d'une certaine manière "ensembles" à la recherche de la solution.

Dans un mode un peu plus avancé, les disciples qui penseront avoir trouvé la bonne solution pourront bâtir des koans plus "compliqués" que seul le maître pourra valider / invalider tout en tentant de semer le doute dans l'esprit des autres disciples, approche vacharde qui n'est pas sans rappeler la démarche à adopter dans un certain Barbarossa...

Amateurs du genre, ruez-vous sur Zendo !

Publié dans Premières Impressions

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