
Voilà bientôt deux ans que je n'avais plus joué aux chevaliers de la table ronde, c'était aux rencontres ludopatiques 2003 (vous pouvez consulter
le reportage photo de 2004 ici), au chateau de Vaugrigneuse.
A l'époque, il s'agissait bien entendu d'un prototype (le jeu, pas le chateau), mais tout était déjà là... Connaissant l'habituel fabuleux travail d'illustration de
Days of Wonder, j'étais évidemment impatient de voir à quoi ressemblait la version éditée, pour laquelle on pouvait lire depuis pas mal de semaines, beaucoup de chose sur le net.
En terme d'expérience das le jeu de coopération, j'ai donc connu les chevaliers de la table ronde avant
le seigneur des anneaux coopératif de
R.Knizia. Et à vrai dire, autant je m'étais profondément ennuyé au seigneur des anneaux (SdA) que je trouve trop linéaire (dans la version de base, sans les extensions), autant
aux chevaliers de la table ronde (LCdLTR), j'avais passé plus de 2 heures ludiques d'une rare passion. Pour assouvir mon plaisir d'un matériel relativement photogénique, j'ai tenté de prendre pas mal de clichés de notre partie d'hier soir et m'apprête à tenter de vous en comter l'histoire...
Nous étions 5 à partir dans les quêtes, sans notre bon roi Arthur cette fois-ci ! Peps avait été, paraît-il souvent le fêlon dans les précédentes parties (les 2 dernières fois si j'ai bien tout suivi). alors évidemment, jamais deux sans trois, et gnagnagna... Ca s'enflamme vite dès le tirages des cartes déterminant si on est loyal ou le fêlon... Totof, pour faire monter l'ambiance, a lâché après avoir regardé sa propre carte... "Oh non... J'aimerais bien faire le fêlon moi un jour...". Evidement, ça mousse vite, et cela a fait plus ou moins le jeu d'un éventuel fêlon qui à ce moment là, n'avait certainement pas les yeux braqué sur lui...
Le début de partie est allé très vite en terme de décision sur lapremière quête à lancer. Il semblait clair que nous avions de quoifaire pour se lâcher directement sur celle du Saint Graal. Totov était le plus motivé d'entre nous pour débuter par cette quête relativement difficile... Mais c'est vrai que ce Sacré Graal, a quelque chose de Saint, sisi, on en a vraiment l'impression...


En ce qui me concerne, je me sentais d'attaque pour aller repousser lesPictes à moi tout seul. Pendant que 3 de mes confrères chevaliersétaient donc parti à la recherche de ce foutu Graal, je me battais toutseul comme un grand, alors que Peps' était parti rechercher l'armure deLancelot... Armure qu'il récupéra d'ailleurs, alors que Patrick laissait filer l'épée d'excalibur qui visiblement, ne souhaitait voir que son maître Arthur et personne d'autre.
Nos trois quêteurs de Graal sont rentrés un peu la tête basse alors qu'il ne leur manquait que 2 cartes pour terminer cette quête. Nous avions tous chèrement payer de notre personne en perdant des points de vie pour éviter la venue d'une carte noire sur le Graal. Si la partie avait commencé sur les chapeaux de roue, nous étions maintenant quelque peu essoufflé de ce petit sprint un peu trop ambitieux... Ils retournèrent donc à Camelot pour récupérer un peu de leur force et surtout des cartes. Et deux cartes noire de Graal sont apparues...

Après l'engouement de cette première victoire, l'ambiance est plutôt tendue...

Et d'ailleurs, pendant que la quête du Graal bégayait quelque peu, le chevalier noir commençait vraiment à foutre une ambiance pourrie au tournois... Il faut dire que personne n'était venu relever le défi : chacun avait vaqué à des occupations d'une plus grande importance.


Comme ils n'étaient pas trop en formes, ils se sont tousoffert un magnifique spectacle : ma victoire, seul, contre les Pictes...
Vas-y, on te soutient, baisse pas ta garde, tu vas les avoirs ! C'estfou comme on se sent soutenu par des collègues en manque de points devie ! Enfin bref, de la vrai coopération quoi ! ;-)
Bon, ma facile victoire (sans mérite puisque j'avais déjà toute la série nécessaire dès le second tour de la partie) a tout de même permis à chacun de récupérer un peu, de faire gagner une première épée blanche, et de se redonner du poil de la bête pour repartir sur la quête du Graal qui avait été mise en suspend.
Personnellement, j'ai enchaîné dans la foulée a aller repousser des Saxons en épaulant un peu Peps' qui se débrouillait déjà fort bien. Mais une fois de plus, nos quêteurs de Graal ne sont pas pas très dégourdis. A moins qu'il y ait quelque chose de pourri au royaume du Danemark, ou un truc dans le genre... J'ai donc accouru et accompli ma seconde et non moins héroïque actionen récupérant le Graal. J'allais donc pouvoir sauver la vie d'unconfrère si besoin...


Pendant ce temps là, les catapultes commençaient à affluer devant Camelot... Il va falloir freiner un peu cet assiègement.
Quelques Toblerones, d'époque sans aucun doute, nous donnerons d'ailleurs du coeur à l'ouvrage...Dans ces moments là, le moindre détail compte pour nous redonner force et courage...
Nous n'avons même par eu le temps d'aller casser du Dragon : bon Patrick est juste allé lui faire un petit coucou, comme à excalibur, just epour dire ensuite qu'il les avait bien vus ;-)
A force d'obstination, le nombre de catapultes réduit significativement, pour un temps du moins... Un chevalier y laissa honorablement la vie pour sauver notre mission. Un second s'éteint dans un second souffle. Avec mon Graal sous le bras, j'avais en effet été obligé de me redonner une seconde jeunesse...
La fin de partie allait être tendue. 2 chevaliers éliminés, et surtoutun nombre d'épées blanche/noire qui risquait fortement de tourner àl'avantage du fêlon qui, si il n'était pas découvert, allait luipermettre de convertir 2 épées blanches en noires, et remporter ainsila partie.

A moins qu'il n'y ait pas de fêlon...? Ce n'était visiblement pas Totov après ces divers sacrifice.
Ni Ludo qui n'avait pas freiner une quelconque avancée.
Moi, j'avais remporté la victoire sur les Pictes, récupéré le Graal et avait ridiculisé le chevalier noir au tournois : donc pas trop de risque que cela soit moi.
Restait Peps' et Patrick. Peps' avait bien aidé avec son armure de Lancelot qui lui permettait de nous éviter certaines cartes noires trop puissantes. Restait donc Patrick, qui même si il n'avait brillé dans aucune quête, ne semblait pourtant pas avoir trop freiné le jeu.
Purée... Mais c'est qui ?
Chacun à sa manière tente de ne pas attirer les regards vers lui, que l'on soit loyal ou fêlon d'ailleurs. Car je ne vois pas trop l'intérêt de feindre être le fêlon en ne l'étant pas, ou alors, faudra qu'on m'explique...

Et là, il est vrai que l'expérience de Peps' à forcer chacun d'entre nous à jouer dans le sens du jeu a certainement du permettre d'éviter que le fêlon, si il était à notre table, ne gêne trop notre progression.
Jusqu'au moment où... Patrick, au lieu de perdre un point de vie, tira consencieusement une carte noire qui déclencha la révélation de 3 cartes noires d'affilées... Quitte ou double pour ce fêlon qui avait su rester quand même assez discret sous l'oeil vigilent de Peps'.
Il ne manquait plus qu'un Picte et la partie était perdue... Coup de bol mérité, le Picte n'est pas venu. Et là, grosse erreur de Patrick qui aurait du accuser un autre chevalier afin de faire basculer une épée blanche en épée noire et remporter ainsi la partie. Ouf, le bien s'en sort tout de même...
Excellente partie qui m'a convaincu dans ma quête d'achat, mais il ne m'en fallait pas beaucoup à vrai dire, d'aller très prochainement acheter mon exemplaire ;-)
Serge Laget et Bruno Cathala, les auteurs, ont de quoi être fiers de cette superbe production. La fiche de
Bruno Faidutti, et la fiche
Tric-Trac.
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