Dimanche 29 janvier 2006
Voilà un petit état des lieux après mes 5 premières parties de Caylus, réalisées dans les 5 derniers jours sur BrettSpielWelt.

Jouer en ligne pour débuter...

La mise en route est un peu délicate : découvrir un jeu aussi touffu dans ses règles, comprenez par là "aussi riche en possibilités de coups",  et ce, uniquement en y jouant en ligne, n'est pas des plus propice.

Autant pour des petits jeux légers, cela ne pose pas de problème. Autant là, on galère un petit peu au départ, même avec l'aimable assistance des joueurs qui nous supportent lors de nos premiers pas. Mais bon, comme expliqué dans le premier article, c'est un choix de circonstances murement pesé.

Si cela ne gâche pas le plaisir de jouer, il vaut mieux toutefois être motivé pour se lancer dans ce genre d'aventure afin de ne pas se démotiver par l'environnement de jeu, et donc du jeu lui-même, ce qui sertait vraiment regrettable. Pour le moment, je n'ai fait que 2 parties à 3 joueurs, et 3 parties à 2 joueurs, et ça va : je n'ai qu'une envie, y revenir très vite :-)

L'interface graphique...

L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/53/43/div/design-blog/caylus.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.Ces 5 premières parties m'ont permis de me familiariser avec l'interface qui est somme toute relativement ergonomique et bien pensée. On se fait parfois avoir au départ (mes 2 premières parties notamment) avec le déplacement du prévot. Les parties suivantes, on fait nettement plus attention et le tour est joué. J'aurais préféré un petit tableau indiquant les choix de -3 à +3 où les fausses manip auraient été moins fréquentes, mais bon. Comme pas mal de choses, on s'y fait.

Pour identifier les bâtiments constructibles, je n'ai pas trouvé par moi-même, contrairement au reste des manipulations possibles. A la vue de la richesses de ces dernières, cela reste donc une performance plus que remarquable pour cette adaptation réussie sur  BrettSpielWelt comme la plupart des jeux mis en ligne.

Bref, au bout de 5 parties, on est complètement familiarisé avec l'environnement et l'on peut  commencer à se focaliser d'avantage sur le jeu que sur son interface. Evidemment, si vous avez déjà joué à Caylus en plateau avant d'y jouer en ligne, une seule partie vous sera suffisante pour parvenir à cette maîtrise.

C'est bien beau tout ça, mais qu'en est-il du jeu ?

Pour ceux qui me connaisse, je suis ce que l'on pourrait appeler un diesel... J'ai toujours eu le sentiment qu'il me fallait plus de parties que les autres pour bien digérer les subtilités d'un jeu. Je veux dire par là que pour qualifier le pour et le contre de tel ou tel choix d'action, il me faut bien souvent y revenir plus de fois que la moyenne (j'aime à rêver qu'un fois lancé par contre... ). Et bien à Caylus, ce phénomène semble s'amplifier : et c'est en général un de mes meilleurs indicateurs pour jauger le potentiel d'un jeu.

En effet, un jeu qui ne se révèle pas complètement au bout de quelques parties, mais dévoile petit à petit sa profondeur ne peut présager a priori que du bon. Et Caylus en est justement un très bon exemple. Je vous dirai bien entendu ce qu'il en est réellement avec d'avantage de parties dans les pattes.

Pour le coup, jouer en ligne est un avantage indéniable pour entrevoir les posibilités tactiques d'un jeu tel que Caylus. En effet, jouer contre des adversaires qui ont déjà entre 30 et 60 parties à leur actif, je peux vous dire qu'on sent une légère différence dans la progression / gestion de leur partie. Et quand je dis légère, c'est plutôt des claques qu'on se prend quand on débute comme moi actuellement...

Une diversité dynamique des actions possibles...

On comprend évidemment bien qu'il faut gérer au mieux ses ressources et son argent, qu'il y a une guerre des emplacements, une course aux constructions. Jusque là, rien de bien innovant si ce n'est qu'à ces différents niveaux, Caylus propose une bonne compilation de divers mécanismes s'imbriquant parfaitement les uns dans les autres. Dans un autre genre, j'avais déjà eu ce même genre d'agréable impression de coktail réussi à l'époque où j'avais découvert Puerto Rico.

Au delà de cette solide base ludique, si il n'y avait rien d'inovant pour le démarquer des autres jeux, Caylus ne ferait pas autant parler de lui. Ce qui m'a d'ores et déjà séduit, c'est les configurations de jeux variées qu'il propose d'une partie à l'autre, mais également l'évolution au sein d'une même partie.

L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/53/43/div/ludotheque/c/caylus/caylus01-2.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.
Quézako ? Je connaissais des jeux comme Tikal ou Les colons de catane (pour ne citer qu'eux) qui proposent des aires de jeux qui varient d'une partie à l'autre (la disposition des tuiles formant le terrain).

Si pour ces exemples précités l'ensemble des tuiles seront toute jouées (disposées d'une façon différente d'une partie à l'autre permettant de proposer une configuration renouvelant le plaisir) et donc toutes accessibles d'ici la fin de partie, Caylus propose au contraire un socle de tuile plus varié dans la mesure où le stock est plus important que e nombre de places proposées sur le plateau de jeu. En outre, il sera possible de recouvrir des tuiles déjà posées par de nouvelles, conférant ainsi une dynamique importante lors d'une même partie...

Quand on sait en plus que ces fameuses tuiles ne sont ni plus ni moins que les actions potentielles que tous les joueurs peuvent réaliser pendant leur tour de jeu, et que chaque tuile n'accepte qu'un joueur à la fois par tour, on commence à appréhender le potentiel d'interractivité et d'environnement évolutif que Caylus propose pour le plus grand bonheur des joueurs : il va falloir savoir s'adapter...

L'image « http://idata.over-blog.com/0/00/53/43/div/ludotheque/c/caylus/caylus-bat.jpg » ne peut être affichée, car elle contient des erreurs.Pour terminer ce second article et compléter le tableau des petits plus qui font toute la différence : les tuiles formant l'aire de jeu sont en fait des bâtiments construits par les joueurs eux-mêmes. Quand un joueur souhaite réaliser une action proposée par une tuile construite (en posant l'un de ses 6 pions artisant dessus) par un autre joueur, ce dernier gagne un point de prestige (rappel de l'objectif final du jeu : avoir le plus de points de prestige comme vous aviez pû vous en douter).

En outre, l'activation des bâtiments est soumise à la position du prévot sur le chemin (le pion blanc de petite taille) : tous les bâtiments situés après le prévot (par rapport au chateau) ne sont pas activés. Facile ? Pas tout à fait : une fois que chaque joueur a placé ses artisants (6 au maximum ), le prévot peut ensuite être déplacé par chacun des joueurs de 0 à 3 cases (en se rapprochant ou en s'éloignant du chateau) pour un nombre de deniers équivalent. Si à 2 joueurs cela se gère de manière assez tranchée, je me doute qu'à 3, 4 et encore plus à 5 joueurs, cela peut devenir nettement plus délicat à prévoir...


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par Gorthyn publié dans : Divers
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