Mercredi 21 décembre 2005

En rédigeant mes précédents articles, je me suis mis à me remémorrer comment j'étais "revenu" aux jeux de société.

Tel l'effet papillon, c'est toujours surprenant de regarder un
peu comment les événements de la vie vous conduisent dans diverses directions.
Je vous propose, en quelques articles, de redérouler le cheminement de mes activités ludiques pour arriver à aujourd'hui, de plein pieds dans les jeux de sociétés modernes.
1er Chapitre : de l'enfance à l'adolescenceEn ce qui me concerne, j'étais un gamin relativement isolé. Sans rentrer dans les détails, il m'a toujours été facile de m'amuser seul, sans forcément rechercher la compagnie d'autres camarades de jeu.

Ceci étant, j'avais néanmoins toujours cette envie de jouer. Et quand tous les mercredis, je me retrouvais chez mes grands-parents, j'enrôlais ma grand-mère pour faire des parties de Jacquet à la pelle. Jusqu'à l'âge de 10/12 ans, ce fût ma principale activité du mercredi après-midi.
J'étais une vraie crêpe, mais peu m'importait : j'avais simplement la fibre du joueur. Je déplaçais d'ailleurs tellement vite mes pions, que ma grand-mère me soupçonnait de tricher.
En toute honnêteté, je ne me souviens plus vraiment. Je crois plutôt que j'étais relativement chanceux aux dés et/ou que ma grand-mère jouait avec moi plus pour me faire plaisir qu'autre chose. Comprenez par là qu'elle était souvent distraite et ne cherchait pas vraiment à faire des coups plus ou moins gagnants.

Avec le monopoly, le Jacquet étaient les seuls jeux disponibles chez mes grands-parents. Donc oui, quand il y avait assez de monde, c'était monopoly le mercredi...
Comme pour le Jacquet, j'y voyais avant tout un petit monde d'évasion ludique pendant lequel, je ne pensais plus à rien d'autre. J'étais dans ma bulle et cela me suffisait pour m'y sentir bien. J'avais le reste de la semaine pour jouer seul, et je profitais donc des bonnes volontés du mercredi pour être à plusieurs.
Quelques années plus tard, étant ado, alors qu'à cet âge on est d'avantage branché jeux vidéo que tout autre chose, j'avais néanmoins redemandé un jeu de monopoly en guise de cadeau d'anniversaire. C'est pour dire comme cela a également marqué mon enfance. Pas tant pour le jeu en lui même, mais plus par le fait que tout le monde le connait et qu'il était aisé d'enrôler du monde sans avoir de faux prétextes comme "ah ben je peux pas jouer car je connais pas...".

Je m'écartais tout de même un peu plus des jeux de société, avec pour principale activité de loisir, les jeux vidéo et la micro :
Tout d'abord, indéniablement,
mattel intellivision marqua mon enfance de pré-ado. Je devais, de mémoire, avoir une trentaine de jeux.
Si à l'époque, on trouvait les graphismes époustouflants (mwarf mwarf !), des gamins d'aujourd'hui se tordraient de rire en voyant ces macro-pixels rouge et bleu se battrent les uns contre les autres à l'écran. Pas de jeu en réseau, à deux tout au plus. Mais ce que je recherchais avant tout, c'était de pouvoir m'évader en solo, quand je le désirais, et cette console m'a pleinement satisfait à vrai dire. Elle finit désormais sa vie dans un lieu de vacances où il est toujours possible de la ressortir avec nostalgie les rares fois où je vais y traîner mes pieds.

Et pourtant, que d'heures passées devant l'écran d'une vieille télé récupérée pour qu'elle me permette d'avoir à jamais les images de jeux gravées dans ma mémoire comme par exemple
BurgerTime,
Frog Bog,
Loch'n Chase,
Armor Battle,
Tron Deadly Disc,
Horse Racing,
Star Strike,
Astromash!,
Las Vega Poker & BlackJack,
Auto Racing,
Boxing, Baseball,
Soccer,
basketball,
Bowling,
Golf,
Tennis,
Ski,
Backgammon (et oui, j'y suis revenu),
Reversi,
Echecs, ...

Qu'est ce que j'ai pu m'user les doigts sur les boutons des commandes qui étaient relativement originales pour l'époque. Imaginez, un disque proposant 16 directions possibles, pas une de moins, pas une de plus. Avec un pavé de commandes qui se personnalisait avec des fiches plastiques propres à chaque jeu... La grande classe quoi ! ;-)
C'était, entre autre, ce qui caractérisait la console, qui est passée, il faut le reconnaître, avec moins d'éclat que sa concurrente directe de l'époque, la console
Atari 2600, mais un peu plus tout de même que la
CBS colecovision.
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