Ce blog se veut être un lieu d'échange ludique...

N' hésitez donc pas à laisser des commentaires sur les articles pour obtenir plus d'informations sur les jeux évoqués (précisions de règles, photos du matériel, conseils d'achat, suggestions pour le site...). J'y répondrai avec plaisir dans les plus brefs délais.
Mercredi 7 novembre 2007
http://accel95.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/53/43/div/ludotheque/g/garibaldi/garibaldi__004.jpgTout fraîchement ramené du salon d'Essen, j'ai bien failli rentrer d'Allemagne sans vraiment avoir eu de coup de coeur.

Et ça, c'est toujours un peu frustrant vu la profusion de jeux proposés !

Aussi, quand dimanche matin je me suis arrêté sur le stand de Nexus devant Garibali-la Trafila, suite à de bons échos de mes amis Dijonnais qui l'avaient essayé sur 6 tours (une partie en compte au maximum 30) la veille au soir avant la fermeture des portes, j'ai pris le temps de me faire expliquer la teneur du jeu.

Après une quarantaine de minutes passées sur le stand à comprendre l'essence du jeu, à discuter un peu avec l'auteur qui est un ferru d'histoire, je me suis laissé aller à son acquisition en nourrisant de bons espoirs dans cet achat. Et je crois que je peux être dorénavant rassuré après quelques parties.

Où met-on les pieds ?

Alors, de quoi il en retourne ? Garibaldi, c'est un jeu de type « tous contre un », dans la lignée d'un Scotland Yard, mais pas que... En effet, dans Garibaldi, les enquêteurs cherchent aussi à attraper un fuyard. Ici aussi, le fuyard n'est pas matérialisé sur le plateau : le joueur qui incarne Garibaldi note ses déplacements sur une feuille derrière un paravent (reprenant d'ailleurs le plateau afin qu'il puisse noter/réfléchir sans avoir la crainte qu'on relève les endroits du plateau où ses yeux se posent... Pas de casquette à la Mr. X donc !).

http://accel92.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/53/43/div/ludotheque/g/garibaldi/garibaldi__025.jpgL'objectif est simple : pour Garibaldi, atteindre l'un des points de fuites (situés globalement à l'opposé du plateau où son pion est débarqué aléatoirement en début de partie sur 5 cases possibles), et ce, en moins de 30 tours. Pour les autrichiens, ce sera évidement d'empêcher Garibaldi d'atteindre son objectif : soit en le ralentissant pour dépasser la barre des 30 tours, soit en l'arrêtant tout simplement (pour cela, il suffit qu'à la fin d'un tour, un des 5 pions de patrouille Autrichienne soit sur la même case que Garibaldi).

De la comparaison avec ces prédécesseurs...

Les différences d'avec Scotland Yard sont diverses, mais la principale de mon point de vue est qu'à tout moment, il est possible de voir apparaître « des traces » du passage de Garibaldi.

En effet, à chaque fin de tour (Garibaldi joue en premier, puis les joueurs incarnant les autrichiens jouent chacun leur tour), Garibladi doit indiquer si les patrouilles autrichiennes (au nombre de 5 quelque soit le nombre de joueurs) se trouvent sur un lieu où lui-même est passé dans les 4 derniers tours. Si tel est le cas, un marqueur est placé sur le plateau à l'endroit en question (et y restera tant qu'une patrouille sera encore sur la case).

http://accel16.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/53/43/div/ludotheque/g/garibaldi/garibaldi__018.jpgDans Scotland Yard, de mémoire, il s'agit d'apparitions programmées dans le jeu. Entre ces programmations d'apparitions, c'est le black-out total. Sur cet aspect, je trouve Garibaldi nettement plus agréable et logique, en empêchant de surcroît d'avoir des tours trop nombreux « à vide ». De plus, à chaque fin de tour,  il y a le petit suspens qui tue au moment solennel où l'on se retourne vers Garibaldi pour lui demander si des traces ont été trouvées... Le cas échéant, si au bout du 8ième tour aucune trace n'a été découverte, la règle stipule que Garibladi est obligé d'indiquer une trace (toujours parmi les 4 derniers tours joués), ceci afin que la partie ne tourne pas court d'une part, et qu'elle ait un minimum d'intérêt pour les autrichiens.

Puisqu'il m'a été posé la question sur le forum Tric-Trac, je vais tenter de vous éclairer sur Garibaldi par rapport à « Fury of Dracula », bien que je n'ai pas joué à ce dernier, mais j'ai un peu regardé de quoi il en retournait...

http://accel6.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/53/43/div/ludotheque/g/garibaldi/garibaldi__027.jpgAlors dans Garibaldi, les joueurs incarnant les autrichiens n'ont pas de personnages ayant de pouvoirs spécifiques. Chaque joueurs choisi un groupe de patrouille (il y aura toujours 5 patrouilles dans la partie, mais si on ne joue pas à 6 joueurs, certains dirigeront plusieurs patrouilles selon une répartition prévue dans la règle). Quelques soient les Patrouilles manipulées, les actions possibles seront exactement les mêmes. Seules les couleurs des pions différeront afin d'identifier la répartition des groupes à gérer dans le cas où l'on est moins de 6 joueurs.

En outre, il n'y a pas de combat pour remporter la victoire une fois le fuyard localisé/rattrapé. Le système est très simple : si à la fin d'un tour Garibaldi se trouve sur la même case qu'une patrouille, Garibaldi a perdu, tout simplement. Il s'agit donc ici uniquement d'un jeu de traque, de déduction, d'hypothèses à recouper en fonction de différents indices... Et non pas d'un jeu avec un tirage de dés, de calcul de pouvoir, de force, pour donner l'issue d'un quelconque combat. Ici, il ne s'agit que de traque, d'un colin-maillard mouvant en quelque sorte ;-)

http://accel92.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/53/43/div/ludotheque/g/garibaldi/garibaldi__023.jpgDes indices pour un jeu de déduction / enquête, c'est dingue non !?

Mais quels sont les différents indices permettant d'orienter les recherches des Autrichiens ? En fait, la carte propose 3 types de chemin : bleu (réservé uniquement aux barques), vert (réservés uniquement à la marche à pied), et blanc (réservé soit aux chevaux, soit aux déplacements à pied). Chaque joueur dispose de cartes dans sa main (dans les règles de base : 4 pour Garibaldi, et 5 pour chaque joueur autrichien). Ces cartes sont de deux types.

Premier type de carte : il s'agit des cartes déplacement (avec une icône correspondant : marche  / cheval / barque) permettant d'emprunter le chemin adéquat précédemment évoqué : Garibaldi pose sa carte et révèle donc aux autrichien quel type de chemin il vient d'emprunter, mais évidement, on ne sait pas où sur la carte. La prise de note côté Autrichien est, comme tout bon jeu de déduction qui se respecte, le point clé pour parvenir à faire des hypothèses de parcours de Garibaldi afin d'orienter la traque de manière efficace, avec parfois / souvent, la part d'incertitude qui vous rongera jusqu'au tour où vous devriez en toute logique avoir débusqué une satanée trace... Quand c'est le cas, c'est très jouissif pour les Autrichiens (moins pour Garibaldi me semble-t-il ;-). Par contre, quand ce n'est pas le cas, il y en a un qui se marre comme pas possible, et tous les autres qui sont pris de stupeur, ne comprenant pas comment cela est possible, remettant à plat leurs hypothèses... Ca va bouillir dans la cafetière, c'est sûr !

L'image “http://accel6.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/53/43/div/ludotheque/g/garibaldi/garibaldi__009.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Second type de carte : des cartes événement qui vont en général perturber le plan adverse en forçant à se défausser de X cartes, ou bien encore de se défausser de toutes les cartes déplacement d'un type précis, etc...

En laissant parfois le choix à Garibaldi de ne pas se laisser faire mais en contrepartie, indiquer une fameuse trace (toujours dans les 4 derniers tours écoulés).

Un choix souvent très dur pour Garibaldi : laisser des traces, c'est plutôt rude, mais détruire un peu sa main de carte n'est pas terrible non plus car refaire sa main ne se fait qu'en fin de son tour. Autrement dit, si les autrichiens lui font défausser des cartes, il jouera son prochain tour uniquement avec les cartes lui restant en main. Du coup, il va falloir faire des choix du genre « marche ou crève », car le salut ne sera pas forcément le chemin le plus court, loin de là. Mais avancer plutôt qu'être immobile un tour est parfois salutaire, surtout quand les patrouilles sont sur vos talons... Les cartes événements, une fois jouées, sont retirées du jeu (sauf rares exceptions).

Bref, ça ne chamboule pas à tout va au point de devenir complètement chaotique, mais ça met une bonne pression à Garibaldi de se retrouver dans des situations délicates tout de même. De plus, lors d'un tour, les autrichiens ne peuvent jouer au plus qu'une seule carte événement. Au pire, si vous estimez que cela est tout de même trop fort, la règle prévoit des aménagements du nombre de cartes tenues en main par Garibaldi et les Autrichiens (pour contrebalancer ces pouvoirs de défausse). Mais comme chacun le sait, un jeu de déduction / enquête est bien entendu difficile à régler  / équilibrer. Et là finalement, les joueurs eux-mêmes pourront ajuster aisément à leur guise, en fonction de leur propre capacité, ce qui est plutôt bien !

Hasard & répartition des cartes...

Les cartes sont partagées en deux : la partie rouge pour Garibaldi, la partie Blanche pour les Autrichiens. Il s'agit donc de la même pioche / défausse utilisée pour tout le monde.

En terme de répartition des cartes, Garibaldi dispose de 21 cartes marche à pied, 12 cartes bateau, 10 cartes cheval, et de 12 cartes événements. Pour les Autrichiens,  il y a 22 cartes cheval, 16 cartes marche à pied, et 6 cartes barque (z'aiment pas l'eau les autrichiens ou quoi !? ;-), et 8 cartes événement qui semblent par contre plus fortes que celles de Garibaldi.

L'image “http://accel95.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/53/43/div/ludotheque/g/garibaldi/garibaldi__015.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Là encore, si vraiment certains font la tronche devant des pouvoirs qu'ils estiment trop puissants, je pense qu'il y a moyen facilement de mettre d'écart certaines de ces cartes. Bref, de customiser encore aisément le jeu à la convenance de chacun. Mais personnellement, en l'état, tant que les statistiques ne m'auront pas démontré que nous sommes des truffes en tant que Garibaldi, je continuerai d'appliquer les règles de base.

Le plateau...

La topologie de la carte me semble intéressante. Il y a des zones privilégiant tel type de déplacement, voir exclusivement réservées à un seul type : cela permet aux Autrichiens de pouvoir planter leurs hypothèses sur quelques bases en fonction des cartes déplacement que Garibaldi joue. Pour les Autrichiens, il faudra bien gérer la notion de « filet » mis en place par les patrouilles. Une bonne entente est obligatoire pour espérer l'emporter de ce point de vue là. Les autrichiens ne doivent faire évidemment ne faire qu'un dans les cogitations, et ne pas se sentir en retrait même si leur patrouille est un peu plus à l'écart du coeur de l'action (où Garibaldi semble se trouver)... Car cela peut avoir vite fait de partir en quenouille si Garibaldi réussi à passer au travers des mailles, et là, on sera bien content d'avoir la patrouille qui était un peu en retrait...

http://accel12.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/53/43/div/ludotheque/g/garibaldi/garibaldi__014.jpgDes illustrations...

L'auteur est plus que branché histoire. Du coup, on sent bien qu'il veut se servir du vecteur jeu pour porter cette partie de l'histoire située en l'an 1849. Le plateau, pour reparler un peu de lui, est une réplique exacte des cartes de l'époque.

Les cartes comportent chacune un événement correspondant à une date donnée, autour de l'histoire de la fuite de Garibaldi. Cela ne sert à rien pour la mécanique même du jeu, mais encore une fois, on sent la volonté de l'auteur à vouloir faire partager sa passion...

La boite est l'oeuvre du peintre Pierre Bouvier (Musée du Risorgimento, Milan) illustrant la mort d'Anita. Personellement, je trouve que le tout imprime une identité forte et très personnelle à ce jeu. Et finallement, l'objectif de nous intéresser à l'histoire de cette manière est peut être une très bonne chose... Bref, tout ce que j'aime en quelque sorte.

Alors, ça donne quoi au final ?

C'est vraiment une ambiance tendue et survoltée côté autrichiens alors que côté Garibaldi, on joue complètement dans le silence, dans le feutré. En tant que Garibaldi, sentir que les adversaires font des conjectures très justes, éliminant peu à peu les hypothèses non vérifiées par un nouvel indice, la tension monte et il faut pourtant savoir rester impassible pour ne pas donner d'indice de part son attitude.

Que l'on soit 2 ou 5 Autrichiens, on joue tous ensemble de concert. On attend que Garibaldi ait fini de jouer pour tirer des plans sur la comète de comment il faut agir pour ce tour. Du coup, que l'on ait un pion proche de Garibaldi ou non, l'important est de pouvoir participer à l'élaboration des hypothèses et à la mise en oeuvre d'un plan de traque adapté. Pour Garibaldi, entendre les autrichiens échafauder leurs plans met une bonne pression, ou bien rassure (Garibaldi jubile alors intérieurement ;-). Nous avons effectué des tours où les autrichiens ont discuté près de 15mn tout de même ! Après, libre à chacun d'instaurer le cas échéant un temps de tour maximum. Mais en tout cas, personne ne s'est ennuyé nous concernant ! ;-)

http://accel12.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/53/43/div/ludotheque/g/garibaldi/garibaldi--040.jpgComme beaucoup jeu de déduction / enquête, côté "traqueurs", tout l'intérêt va consister à être capable de proposer des hypotèses de déplacement de Garibaldi à partir des types de mouvement que révèle ce dernier à son tour de jeu. Sans une certaine rigueur dans la notation et un minimum de sens déductif, la partie peut évidement sombrer dans un jeu sans saveur où tomber sur une des traces de Garibaldi relèverait uniquement de la chance. A moins que certains limiers la jouent au feeling... A chacun sa méthode ;-)

A tout point de vue, Garibaldi rempli bien sa mission : nous divertir en proposant un système de jeu qui prouve qu'il reste encore des chose à explorer dans le domaine, notamment en introduisant cette notion originale de traces laissées derrière le fuyard qui, recoupées au type et nombre de ses déplacements, permettent d'échaffauder les hypothèses de recherche.

Voilà pour le moment. Nous avons fait nos 2 premières parties d'affilée le même soir, parce qu'à la fin de la première, on avait tout simplement envie de remettre de suite le couvert. Les débriefings peuvent être longs parce que côté Autrichiens, on veut savoir si on est passé très près, ou si on planait à 15.000. Côté Garibaldi, on cherche à expliquer les coups du sort qui peuvent avoir malencontreusement flingué une issue qui nous semblait atteignable, etc... Du vrai bonheur pour les amateurs du genre.

A ce sujet (pour le debriefing), lors de ma prochaine partie, je crois que je prendrai une photographie à chaque fin de tour afin de pouvoir illustrer le déroulement de la partie et reconstituer lé déroulement de la traque ;-).
par Gorthyn publié dans : Premières Impressions
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Lundi 5 novembre 2007
Alors, je suis revenu avec quoi du salon au final ? Ben je suis plutôt modéré dans mes achats ces derniers temps et je comptais me laisser aller sur le salon. Mais je n'ai pas eu de fièvre acheteuse, préférant le cas échéant, revenir l'année procaine pour acquérir certains jeux sur lesquels j'ai pu hésiter (comme Race for the galaxy peut être). Encore une fois, au risque de me répéter, je cherche plutôt ce qui peut diversifier / renouveller ma ludothèque. Du coup, quand je me rends compte ou préssents qu'un jeu ne va pas briller par son originalité au milieu de tous ceux que je possède déjà, je me freine rapidement dans mon désir d'achat.


Jeux
Description
Parce que je joue beaucoup à Mr Jack, je ne pouvais décemment pas repartir sans mon extension. Et moi, j'ai eu la décence  de ne pas meurtrir d'avantage le poignet de M.Piérô. Je lui ai juste tenu compagnie quelques minutes en me marrant devant la monstrueuse file d'attente qui attendait pour leurs dédicaces ;-)
Prix : 15€
J'ai trouvé le jeu très agréable, très accessible, pouvant être sorti avec un large public, permettant de réfléchir sur des choix assez intéressants. J'aurais apprécié que les potions inventées aient vraiment un sens dans le jeu. Je me demande même d'ailleurs si je ne vais pas obliger les joueurs à donner l'utilité de chacune de leur potion inventer (les plus ridicules les unes que les autres cela va s'en dire ;-)
Prix :16€
Edité chez What's your game pour qui j'ai un petite affection (probablement dû à Ur qui m'a vraiment conquis l'an passé), Ghost for sale est le genre de jeu faussement simpliste avec un système d'indice sur la véracité des propos adverse qui m'a bien plu. On a vite fait de faire chauffer les neurones pour deviner combien il y a réellement de fantômes dans chacun des manoirs, mais bon, moi, ça m'amuse bien, même si généralement je brille par ma médiocrité dans ce style de jeu ;-)
Prix : 17,90€
Friedmann Frise, je suis en général bon public. Filou est un jeu malin que je n'ai même pas testé directement sur le salon, mais juste en observant une partie entière, je me suis rendu compte de son attrait et me suis décidé à l'acheter. Je n'ai pas été déçu lors de mes 3 premières parties.
Prix : 9€
Parceque j'aime bien m'aérer la tête, KakerLakenSalat est un jeu très rapidement assimilé où tout le monde peut s'amuser très facilement. Quand le cerveau fait des noeuds et/ou se bloque tout simplement ;-)
Prix : 6,50€
Pendant que j'étais sur le stand de Friedman Friese, j'en ai profité pour ramener l'extension de Funkenschlag proposant un nouveau deck de centrales. Là, c'est tout simplement pour le faible prix que je l'ai pris avec mon petit Filou.
Prix : 4,50€
Un Colivini qui n'est pas une nouveauté mais qui m'intriguait depuis quelques temps. Quand je l'ai vu au prix dérisoire qu'il était (je pense même qu'il y a eu une erreur d'étiquettage vu que dans la même boutique il était à 12€), je n'ai pas hésité plus de quelques secondes.
Prix : 4,95€
La grosse bêtise de mon salon 2007, même si il ne s'agit pas d'une nouveauté. Il faut avoir le bon public pour y jouer, mais ça peut franchement partir agréablement en sucette... ;-). A son prix d'origine (environ 18€), je n'aurais probablement jamais franchis le pas. Mais là, il autait été indécent de s'en priver.
Prix : 2,95€
For Sale : une petite perle qu'il est très délicat de trouver dans notre hexagone (je n'étais pas parvenu à mettre la main dessus l'an dernier). Typiquement le style de jeu que je n'ai pas hésité à acheter sur le salon, surtout qu'il était neuf sous blister à un prix plus que modéré, jugez vous-même...
Prix : 5€
Garibaldi : le dernier jeu acheté de mon salon 2007. Attiré par les jeux d'enquête/déduction, sortant en plus de l'ordinaire, je me suis squatté le stand, un animateur et l'auteur pendant près de 40 minutes le dimanche avant de partir, et ce, sans jouer. Une fois toutes les informations recherchées ingurgitées, je ne pouvais que céder au désir de son acquisition. Mes 2 premières parties m'ont confirmé l'intérêt de cet achat. Un article complet doit arriver prochainement pour vous faire partatger mon coup de coeur de ce salon (actuellement en cours de rédaction au 5/11).
Prix : 30€

Soit un total de 111,80€, je trouve ça encore raisonnable... ;-)
par Gorthyn publié dans : Dernières acquisitions
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Dimanche 4 novembre 2007

Photo : essen_2007__018.jpgPatrizier [intérêt perso :  ***]
Michael Schacht, je suis toujours à l'affût de ses créations. Je l'avais bien repéré avant mon départ pour Essen et bien m'en a pris. Le système est assez classique dans le genre : je pose une carte correspondant à l'un des lieux de construction et je pose une pièce à ma couleur sur l'une des deux tours possibles de la cité correspondante. Je termine mon tour en récupérant la carte de la cité dans laquelle je viens de construire.

Il faut donc à la fois construire en fonction des majorités que l'on cherche à obtenir sur les différentes tours, et à la fois en fonction des cartes que l'on récupère pour refaire sa main. Le système fonctionne admirablement bien même si ce n'est pas la première fois qu'il est proposé. Une autre manière de remporter des points est de réaliser des familles de nobles représentés sur les cartes posées, encore une autre caractéristique à prendre en compte lors du choix du lieu de construction... C'est dense, rapide, assez accessible, et cela tourne admirablement bien. J'ai vraiment failli me laisser tenter à le ramener à la maison celui là, et je n'exclue pas d'en faire un jour prochain l'acquisition. Ce qui peut me gêner c'est qu'il n'apporte pas grand chose de nouveau en terme de mécanisme, mais je sais pourtant qu'il m'a bien plu. Je retombe dans ma problématique actuelle : celle de se plier à n'acheter que ce qui renouvelle vraiment ma ludothèque. Je me laisse le temps de la réflexion...


Gangster [intérêt perso : *]
Quand on me dit Amigo, je suis plutôt branché petits jeux de cartes. Avec Alchemist et Patrizier cette année, ma curiosité fût éveillée au point de me laisser tenter par une partie de Gangster.

Il s'agit ici d'un système de majorité qui n'en est pas vraiment un... En fait, il faut occuper les districts de la ville. Et en fonction du rang d'occupation du district, vous allez marquer plus ou moins de points (fonction du district qui va soit priviléger la majorité, au contraire la minorité, ou bien encore celui qui est en seconde ou troisième position).

Le tour de jeu est réduit à une seule action. On pourrait se dire que cela va être fluide, mais personnellement, j'ai trouvé ça terriblement lent. Ne faire qu'une seule action ne nous emmène pas très loin en terme de réflexion. Du coup, lorsque son tour revient, on est vraiment limité et l'on se sent peu impliqué dans le jeu. Certes, quelques petits pouvoirs supplémentaires viennent agrémenter le tout (comme par exemple embarquer un gangster d'un autre clan dans son coffre pour le jeter à la flotte et modifier un peu les majorité/placements... mouai, bof).

Dans l'esprit du thème, j'aurais préféré quelque chose de plus vivant, de plus enjoué, de plus mafieux. Là, on reste sur un jeu me semblant peu rythmé, pas innintéressant certes, mais clairement pas des plus prenant qu'il soit. Le style des illustrations de Robert Nippoldt (ayant illustré également l'autre Gangster, celui de Czarnè, chez Ludo Art l'an passé) ne m'a pas aidé non plus à me plonger dans l'ambiance et le jeu tout simplement.


Gipsy King [intérêt perso : **]
Testé de retour au bercail, il s'agit donc d'un avis plus posé que certains autres donnés dans cet article. Il s'agit d'un jeu de pose plutôt abstrait, relativement épuré, simple, mais plutôt bien ficelé.

On doit chercher à placer nos caravanes aux emplacements les plus recherchés sur les terrains bordant des étangs, qui seront différents à chaque partie (renouvellement assuré sur cet aspect grâce au plateau que l'on construit par des tuiles formées de 3 hexagones, non sans rappeler un certain java). Il faut bien sûr apprécier le genre pour adhérer au jeu. Personellement, j'en ai un peu trop soupé, mais je dois reconnaître que dans son genre, Gipsy King s'en tire plutôt bien. Il faudra savoir passer pour être mieux positionné sur le prochain point d'eau, ou tenter des regroupements de caravanes (autres moyens de scorer un max en plus de celui des majorités sur les points d'eau comportant des poissons). Rien de révolutionnaire dans cette boite, mais un jeu très bien réglé qui séduira les amateurs du genre. Je pense que je ne refuserai pas une nouvelle partie si l'occasion se présente.


Moaï [intérêt perso : *]
Je suis mitigé à propos de ce jeu : un système de mises cachées partiellement (non sans rappeler Ys sur ce coup), avec en plus une gestion intéressante de ce que l'on pourra poser face caché/visible (la gestion de la nourriture qu'il faudra prodiguer à chacun de ses pions de main-d'oeuvre ainsi posé). Le tout couplé à la mise aux enchères des cartes action que l'on poura utiliser pendant le tour... Les idées proposées sont intéressantes, c'est sûr.

Par contre, l'alchimie générée ne m'a pas plus emballé que cela. Peut être que le thème ne m'a pas trop emballé non plus : récupérer du bois afin de construire des statues, celui qui en aura construit pour un max de PV remportera la partie... On se doute que les cartes événéments qui sont de plus en plus "fortes" vont engendrer des choix d'achat déterminants pour la suite de la partie, leur ordre d'arrivée, leur sortie en même temps que d'autres cartes événéments pourront probablement générer des situations différentes d'une partie à l'autre... Mais voilà, l'engouement n'est pas, en ce qui me concerne du moins, au rendez-vous. J'y rejouerai peut être si l'occasion se présente afin de lui accorder une seconde chance.


Lascaux  [intérêt perso : **]
Bon alors pour ceux qui suivent un peu les actualités du monde ludique, vous n'êtes pas sans savoir les embrouilles autour de ce jeu. Je vous laisse consulter un post sur le forum de Tric-Trac à ce sujet.

Je ne vais donc parler que de ce que j'ai pu tester et rien d'autre, du jeu dans l'état de l'art, même si ce n'est pas la bonne règle, même si ce n'est pas le nom du bon auteur inscrit sur la boite.

Il s'agit d'un jeu d'enchères dans le même esprit que Mogul : soit on pose un pierre de sa réserve, soit on passe et on récupère toutes les pierres misées jusqu'à ce moment là. On mise pour s'approprier des peintures de différents animaux : chaque carte animal comporte 2 couleurs. Au début de chaque manche, on choisit une couleur, qui correspondra donc à une ou plusieurs cartes animal. Quand on passe, outre récupérer les pierres en jeu, on empile face cachée la couleur qu'on avait choisit en début de manche. Ainsi, en dépilant ces jetons représentant le choix de chacun des joueurs, on va s'approprier toutes les cartes de la couleur ciblée dans l'ordre inverse où l'on a passé.

Ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce jeu d'enchère, c'est que même si on est à la rue point de vue pierres à miser, il est toujours possible d'espérer récupérer des cartes sur lesquelles les joueurs plus riches n'ont pas cherché à se battre car fesant parties de lots moins intéressants (j'adore les jeux d'enchère intégrant cette composante). En l'état, le jeu fonctionnait relativement bien à première vue. Du coup, je suis vraiment intrigué de connaître quelles sont les vraies règles qui se cache derrière le véritable Lascaux...


Photo : essen_2007__130.jpgSaba [intérêt perso : *]
Je voulais tester Liebe & Intrige, mais à la vu des textes plaqués que les diverses cartes, nous nous sommes rabattus sur cette autre sortie sur le stand Goldsieber. Pourtant, marier 3 femmes dans Liebe & Intrige m'attirait fortement dans le genre... Passons, ça sera pour une autre fois.

Dans Saba, il faut participer à la construction d'un palais en réunissant des matériaux de différentes sortes. Vous ne verrez pas le bout du nez de cléopâtre ni de ses crocodiles, mais c'est peut être domage car cela aurait permis peut être d'être d'apporter un peu plus d'intérêt. Même pas de la corruption dans ces constructions (qui goberait ça !) ;-). Enfin bref, j'ai la dent un peu dure, mais il faut dire que les explications ont été les plus laborieuses du salon, que le thème ressemblait à du réchauffé, que les originalité sdes mécanismes brillaient par leur absence. On a trouvé ça relativement indigeste et répétitif. Je ne doute pas que dans un contexte plus propice (avec de bonnes règles expliquées clairement), on aurait peut être apprécié d'avantage. Là, on a mis fin au calvaire dès que le premier décompte (sur les 3) s'est pointé.


KakerLakenSalat [intérêt perso : **]
Un petit coup de coeur pour ce jeu que je zieutais dès qu'il fût annoncé pour le salon. Déjà grand amateur du célèbre KakerLaenPoker, j'étais vraiment curieux de voir ce qui pouvait se cacher derrière ce jeu, du même auteur, même éditeur, même affiliation dans le nom et les graphismes. Et franchement, je n'ai pas été du tout déçu, loin de là. Comme quoi, il faut savoir s'arrêter sur des stands parraissant moins prisés par les joueurs.

Bref dans ce jeu, vous allez pouvoir vous rendre compte que votre cerveau se bloque tout seul parfois. Le principe est simple, chaque joueur à un paquet de cartes et à son tour, il tire la première et la pose face visible sur la défausse. Il a alors moins de 3 seconde pour dire ce que c'est ! C'est simple non ? ... Sauf qu'il y a 3 règles d'exception qui viennent semer le trouble. Il y a 4 types de carte légume (poivron, choux-fleur, tomate et salade).

Alors les exceptions, c'est simple : on dit le nom de la carte sauf que... Si la carte précédente était déjà cette même carte, il faut donner le nom d'un des 3 autres légumes, sauf que... Si le joueur précédent avait été obligé de dire déjà un autre nom de légume, il faudra donner l'un des 2 autres noms de  légume, sauf que... Si une carte cafard a été posée, interdisant de dire le nom d'un légume particulier, il arrivera dans certaine situation qu'une seule possibilité de nom de légume soit prononçable (pas une de plus, pas une de moins). Voilà, c'est tout simple, mais tout le monde s'amuse autour de la table. Accessible, rapide, sympathique, c'est vraiment du tout bon. Evidemment, on ne fait pas toute uen soirée jeu avec KakerLakenSalat, mais c'est diablement efficace pour se mettre en appétit moi je dis !


Pornstar [intérêt perso : **]
Il nous fallait évidemment une grosse bêtise sur le salon, sans cela, ce n'est pas vraiment Essen. Pornstar, pour ne rien vous cacher, j'hésitais depuis quelques mois. Je savais pertinemment le jeu assez pauvre de par ses mécanismes, une ambiance que je trouvais douteuse cela va s'en dire, mais bon, au second degré (voir au 3ième), avec un "bon" public de joueurs, je me demandais ce que cela pouvait donner. Mais engager près de 18€ pour ça, cela me refroidissait.

Alors évidemment, quand Hedelberger, dit "le tourniquet infernal", le proposa cette année à 2,95€, forcément, la question est revenue sur le tapis. Mais comme dans la bande, il y en a encore de plus fondu que moi, je me suis fait distancé par Ludo qui nous a ramené ça le vendredi soir à l'appart. Du coup, Pornstar au programme et force est de constater qu'on a rit comme des baleines.

Alors perso, je le vois plus comme un jeu à la "Il était une fois" dans la mesure où tout l'intérêt, l'amusement que l'on peut en retirer, c'est lorsque les joueurs commencent à commenter leur super-production. Déjà, comme demandé dans les règles, on est censé se trouver un nom à notre maison de production... tout un programme. Parce que le mécanisme de base, on se rapproche férocement d'un pilleurs des tombes de l'espace en gros. On pose des cartes acteurs plus ou moins réputé dans leur domaine, des cartes accessoires (no comment), et sinon on paye pour poser des cartes action/événement. Bref, rien de transcendant. Par contre, quand les joueurs se lâchent à commenter leurs "oeuvres"; alors ça peut partir en franche rigolade. Bref, à réserver à un public averti (dans tous les sens du terme) qui aime bien la grosse déconnade et qui n'aura pas peur de prendre le crachoir pour faire vivre ses films (enfin leur making-of en quelques sorte).


Photo : essen_2007__106.jpgIm Jahres des Drachen [intérêt perso : ***]
Forcément, le dernier Aléa était dans le colimateur de nombreux joueurs, dans le bon sens du terme. Les tables étaient prises d'assaut et ce fût donc par terre que nous découvâmes la dernière création de Stefan Feld, auteur du déjà très apprécié Notre Dame sorti un an plus tôt. Les règles ont été un peu laborieuses à nous expliquer, je pense simplement que la (jeune) animatice ne maîtrisait pas trop l'art des explications de règles. Mais bon, quand on nous propose de nous expliquer les règles, on peut difficilement refuser ;-).

Ce que j'ai apprécié dans l'année du Dragon (bientôt traduit chez Filosofia pour rappel), c'est la gestion du renouvellement des parties via les 12 mois que l'on va traverser au cours des 12 manches. En effet, 12 tuiles événements sont tirées au hasard et vont annoncer ce que l'on va "endurer" pour la partie. Il va falloir une fois encore marquer des points de victoire, évidement devrais-je dire, mais cela pourra se faire de multiple-manière cela va s'en dire. Nous avons quelques incertitude sur le fonctionnement des bonus précédemment acquis et je préfére ne pas m'exprimer dessus dans le doute, mais je pense bien que le jeu "s'ouvre" bien grâce à ces derniers.

Le jeu est très plaisant, l'ordre du tour est géré de manière assez originale (ce que je commence à apprécier particulièrement aussi, plutôt que le senpiternel sens horaire), les parties sont assez denses, bref tout ce que j'aime en somme ! Un petit reproche sur les illustrations que j'ai trouvées vraiment tristounes, et un plateau minimaliste (qui sert surtout à poser de manière ordonnée les nombreux éléments du jeu) que j'ai vraiment trouvé limite. C'est à mon sens la seule ombre au tableau, mais cela me rebutte d'ailleurs quelque-peu pour ne rien vous cacher quand à son acquisition... Parce que là clairement,à part les joueurs habitués, je ne pense pas qu'il fasse vraiment envie en l'état. L'année du Dragon reflète bien le cru 2007 d'Essen à ce titre : du bon gros jeu qui n'aime pas séduire par sa robe.
par Gorthyn publié dans : Premières Impressions
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